Une convention collective pour le portage salarial

Cet accord historique a été mené en 4 mois avec l’ensemble des partenaires sociaux.
Parmi les points les plus saillants de l’accord de branche :

  • Toute personne en capacité d’autonomie, experte et qualifiée, rémunérée 2 000 euros net peut désormais prétendre au portage salarial

Deux mécanismes de sécurisation des parcours :

  • Collectif : la mise en place d’un fond de mutualisation
  • Individuel : la création d’une réserve personnelle utilisable par le salarié-porté, en cas de période d’inactivité (10% de la rémunération du salarié-porté).

Paris, le 20-21 mars : En décembre dernier, le portage salarial a été reconnu comme une branche professionnelle par le Ministère du Travail. Aujourd’hui, le PEPS et les syndicats des salariés signent à l’unanimité un accord de branche historique. Cet accord permet au portage salarial d’étendre son public-cible et d’apporter deux mécanismes de sécurisation des parcours des salariés-portés.

Une négociation singulière pour un dispositif innovant

C’est dans un contexte de réduction du nombre de branches professionnelles que la Ministre du Travail a accédé à la demande des partenaires sociaux pour créer une nouvelle branche relative au portage salarial.

Cette signature est donc le fruit de la négociation entre les partenaires sociaux (CFE-CGC, CFDT, CFTC, Force ouvrière et CGT) et le PEPS, seule organisation patronale représentative et seule négociatrice de l’accord avec les syndicats de salariés.

Cet accord validé à l’unanimité en seulement quatre mois est historique. Il montre le haut niveau d’engagement des différentes parties-prenantes, qui une fois la confiance installée, peuvent bâtir des solutions innovantes, durables et qui répondent à un besoin croissant de Français ; c’est-à-dire un dispositif alliant à la fois autonomie dans leurs activités et filet de sécurité grâce à la protection sociale qui leur est due.

« Les partenaires sociaux du patronat et les syndicats de salariés ont démontré de façon commune leur attachement à l’innovation sociale que représente le portage salarial, avec le soucis permanent d’apporter un cadre juridique utile et efficace à la fois aux salariés portés et aux sociétés de portage », se réjouit Patrick LEVY-WAITZ, Vice-Président du PEPS et Responsable de la délégation patronale.

L’accord de branche « Portage salarial » est ainsi l’aboutissement du travail entrepris par le PEPS afin de reconnaître ce dernier comme un statut singulier de plus en plus plébiscité et approprié aux nouveaux besoins des indépendants.

Elle permet surtout d’apporter les éléments de sécurité nécessaires pour les salariés-portés et les sociétés de portage.

L’accord de branche pour sécuriser les parcours des salariés-portés

L’accord de branche met en place deux mécanismes de sécurisation de parcours.

Le premier est collectif puisqu’il met en place un fond de mutualisation. Sur 1,6% de la masse salariale consacrés à l’effort de formation des salariés-portés, l’accord en prévoit 0,3% consacré à un fonds de mutualisation visant à sécuriser les parcours des portés. Son objectif sera défini dans le cadre de l’accord de méthode qui sera écrit dans les mois à venir.

Le deuxième mécanisme est plus individuel puisqu’il concerne avant tout le salarié-porté. C’est la mise en place d’une réserve utilisable en cas de période d’inactivité, correspondant à un montant 10% de sa rémunération brut.

Forte de ces deux mécanismes de sécurisation de parcours professionnels, le portage salarial étend la cible de son public en réduisant la rémunération minimale. Aujourd’hui, toute personne qui gagne 2 000 euros net peut prétendre au portage salarial. En effet, avec l’ordonnance de 2015, la rémunération plafonnée était élevée, ne permettant pas à un ensemble de personnes notamment en région, qui remplissait pourtant tous les critères, d’accéder au portage salarial.

« Sur le fond, l’accord est à la fois ambitieux et équilibré. Le portage salarial s’imposera donc à l’avenir comme un des statuts principaux qui permet aux indépendants de développer leur activité avec un niveau de sécurité optimum. Par cet accord, la France qui fut longtemps en retard dans ces nouvelles formes d’emploi, ouvre une nouvelle voie à l’emploi », déclare Patrick LEVY-WAITZ.

Le PEPS tient enfin à remercier la Ministre du travail et les services de la DGT (Direction Générale du Travail) pour l’aide qu’ils ont apporté tout au long de la négociation.

A propos du PEPS

Le PEPS est la première organisation professionnelle du secteur se consacrant exclusivement à l’activité de portage salarial répartie sur l’ensemble du territoire national. Toutes les entreprises adhérentes se retrouvent dans des valeurs exprimées à travers une charte de déontologie exigeante qui garantit la sécurité et la protection des professionnels autonomes portés et la qualité des prestations réalisées auprès de leurs clients.

Le PEPS regroupe plus de 80% des entreprises de portage salarial et demeure l’interlocuteur unique et représentatif auprès de la profession et des pouvoirs publics. Il défend un portage salarial adapté à toutes les professions.

Source : site du PEPS

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L’assertivité, c’est quoi ?

Par Frédéric Levy, le
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Soyez assertive ! Soyez assertif !

Moi, je veux bien ! Mais ça veut dire quoi ?

Depuis quelques années maintenant, l’assertivité est un mot qui circule dans les couloirs des entreprises, particulièrement à l’étage des ressources humaines…

On l’entend aussi dans la bouche de certains managers avisés.

Mais pour le commun des mortels, l’assertivité demeure encore une notion incertaine.

Un collaborateur d’une entreprise me le confiait encore la semaine dernière. « Dans mon entretien annuel d’évaluation, on m’a dit que je devais faire preuve de plus d’assertivité dans ma façon de m’exprimer… Je n’ai pas compris ce que ça voulait dire. Je n’ai pas osé demander… »

Voilà un bel exemple de… manque d’assertivité !

À chaque fois que j’anime un séminaire sur l’assertivité, c’est pareil ! Au démarrage, au moment des attentes, plusieurs avouent avoir tapé le mot « assertivité » sur Google avant de venir en formation !

L’assertivité. Que met-on vraiment derrière ce terme ?

Certains croient bon de l’expliquer en disant que l’assertivité serait simplement la confiance en soi, l’assurance. Tous ces mots signifieraient donc exactement la même chose ?

Ce serait un peu réducteur. L’assertivité est une notion bien plus complexe.

Signalons pour commencer que ce mot est souvent absent des dictionnaires ! D’ailleurs, faites le test, tapez-le sur Word, le mot est surligné en rouge, comme pour bien nous rappeler que ce mot n’est pas de chez nous ! Il est la traduction littérale de l’américain « assertiveness » qui n’est pas récent puisqu’il apparaît dans la plume d’un psychologue new-yorkais en 1950. On a francisé le mot, ce qui ne facilite pas pour autant la compréhension du sens qu’il revêt. Au contraire, « assertivité » ne fait penser à rien d’autre. Plus lisible en anglais, pour le définir en français, il faut au minimum 5 termes différents ! Assumer. Respect. Réciprocité. Maîtrise. Positive.

Aventurons-nous à créer une phrase avec ces cinq mots… L’assertivité, ce serait le fait d’assumer ce qu’on est, ce qu’on fait et ce qu’on dit, dans le respect de sa propre personne et dans celui des autres, dans une relation de réciprocité, qui implique à la fois une bonne maitrise de soi et une intention de s’inscrire dans une démarche positive !

C’est pourtant simple. Non ?

Peut-être pas, finalement…

Aidons-nous d’exemples pour mieux comprendre ce qui se cache derrière ce comportement, car c’est avant tout cela l’assertivité : un comportement de communication.

Je fais la queue à l’aéroport pour enregistrer mes bagages. Les gens s’agglutinent les uns derrière les autres. Et puis soudain, un homme sorti d’on ne sait où, me dépasse… Plusieurs possibilités s’offrent à moi.

Je laisse tomber. J’ai bien vu qu’il ne respecte pas la file, qu’il s’octroie des droits supplémentaires par rapport aux autres. Et pourtant, je laisse faire. Autrement dit, je ne dis rien, je ne fais rien. Je trouve des bonnes raisons à mon silence et au fait de ne pas intervenir… « je ne vais pas m’énerver pour si peu », « de toutes façons, on prend le même avion, on arrivera en même temps ! ».  Sous couvert d’une pseudo désinvolture, je fais en réalité preuve de « passivité ».

Autre réaction… Je pourrais me manifester et me manifester avec force et fracas. « Non mais Oh, vous vous croyez où ? La file, c’est pas pour les chiens ! Alors oust ! Derrière ! ».

Ah ça, c’est de l’assurance !

Vous êtes sûr ? N’y aurait-il pas un peu d’agressivité dans le ton et dans le propos ?

Et si vous aviez à faire à un personnage distrait, endormi (ce qui peut arriver parfois à 5 heures du matin…) et vous « l’engueulez » alors qu’il n’a peut-être pas fait exprès !

Et si je réagissais autrement ? Si je lui indiquais poliment mais néanmoins fermement que « ce serait beaucoup mieux de faire la queue, que des gens comme moi, attendent déjà depuis un bon moment et qu’il n’y a pas, a priori, de raisons pour qu’il passe devant nous… ».

On l’aura compris, faire preuve d’assertivité c’est souvent faire valoir ses droits tout en respectant ceux des autres.

Autrement dit, en n’étant ni « paillasson », comme dans le premier comportement passif, ni « hérisson » comme dans le second comportement agressif.

Remarquez bien autour de vous, dans la sphère professionnelle, on passe souvent d’une extrême à l’autre. Beaucoup d’individus n’osent pas dire les choses en face. Par exemple l’incapacité de réaliser une tâche dans le temps imparti, et ce, face à un interlocuteur interne ou externe. D’autres, probablement pour masquer leur embarras, voire leur manque de confiance en eux, se mettent à brailler pour un oui pour un non, semblant ne pas savoir s’exprimer autrement qu’avec le rouge aux joues !

Pourquoi est-ce si difficile d’adopter la posture médiane qu’est l’assertivité ?

Probablement parce que cette posture nous expose davantage aux autres (et donc à nous-mêmes !). Elle nous expose parce qu’elle nous amène à être tel que nous sommes. Autrement dit, à faire preuve d’authenticité. Dans un monde professionnel fait, comme on le sait, de faux-semblants, de postures artificielles et de jeux de pouvoir, il n’est pas toujours simple de dire ce qu’on a à dire, d’être soi.

Et pourtant, on a tout à y gagner ! Ceux qui font preuve d’assertivité se sentent beaucoup mieux. À chaque fois qu’ils s’expriment, ils se déchargent d’un fardeau, sans pour autant le faire porter aux autres. Ils ont le sentiment d’avoir réussi quelque chose. Faire preuve d’assertivité, ça fait du bien.

J’irai même plus loin.

Faire preuve d’assertivité, ça détend et ça déteint !

Souvent en adoptant un comportement assertif, en disant les choses avec honnêteté sans craindre le regard de l’Autre, on crée des relations plus saines et on optimise la communication interpersonnelle autour de soi.

Il est fréquent lors de séminaires que j’anime, de voir des participants revenir en témoignant ainsi : « j’ai fait preuve d’assertivité face à mon interlocuteur et il a complètement changé d’attitude ! », « cette personne était en colère, j’ai fait preuve d’assertivité, sa colère est immédiatement tombée ! ».

Pas de magie noire. Changez votre comportement et le comportement de ceux qui vous entourent changera !

Ne pas « s’écraser » et savoir s’imposer sans écraser les autres. Cela signifie qu’on ne s’inscrit dans aucun rapport de force. On fait preuve d’honnêteté en jouant franc jeu. On est dépourvu de quelque intention de nuire. Ce qu’on veut, c’est seulement être juste, fidèle à soi-même. On le fait dans une optique positive. On ne dit pas les choses pour se soulager, pour se faire plaisir. Nul égoïsme dans l’assertivité. On s’exprime avec authenticité parce qu’on sait qu’en agissant ainsi on va nourrir la relation, contribuer à avoir des liens plus sereins avec les autres et peut-être améliorer aussi les situations les plus complexes.

Car l’assertivité, c’est souvent le moyen de régler quelque chose, de trouver des solutions. C’est probablement en cela que ce comportement est essentiel dans la vie professionnelle.

Ne pas oser demander, ne pas oser contester, avoir du mal à faire du renforcement positif, avoir du mal à faire des critiques ou à les recevoir, ne pas dire ce qui nous gêne, ne pas avouer ce qui nous a blessé, ne pas exprimer à ses collègues ou à son manager des difficultés que l’on rencontre, ne pas oser dire non…  La liste des situations où l’on manque d’assertivité dans la sphère professionnelle est longue. Très longue.

Mais peut-être qu’il ne tient qu’à nous qu’il en soit autrement ?

Peut-être que si chacun faisait l’effort de faire preuve d’assertivité et d’accepter avec bienveillance celle des autres, le climat dans les entreprises serait meilleur ?

Peut-être que l’assertivité est un pare-feu pour limiter ou éviter certains risques psychosociaux ? Peut-être enfin qu’avec des relations assertives et donc assainies, on trouverait plus de bonheur au travail…

Et le bonheur au travail, n’est-ce pas une des conditions fondamentales de la motivation des personnes et de leur productivité ?

http://www.rhinfo.com/thematiques/developpement-professionnel/lassertivite-cest-quoi

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La reconnaissance au cœur de votre marque employeur

Parlons RH, le 26 Jan 2017
http://www.parlonsrh.com/la-reconnaissance-au-coeur-de-votre-marque-employeur/

Si la marque employeur est devenue un fondamental des métiers de la RH, une erreur classique est de réserver ses efforts d’image à l’extérieur de l’entreprise. Pourtant, les salariés sont vos premiers ambassadeurs, et les premiers à promouvoir votre marque employeur… ou pas ! Comme nous l’avons vu dans un précédent article, l’expérience salarié est l’un des moteurs de la marque employeur ; une expérience qui se construit également par la reconnaissance. Une tribune de Nadine Lebrec, Directrice des Ressources Humaines chez Edenred France.

Avant toute opération de communication externe, la marque employeur se joue dans les locaux, et notamment dans la relation des salariés à l’entreprise. L’envie de promouvoir son employeur, comme la motivation de chacun au travail, dépend en bonne partie de la reconnaissance accordée à chacun.

La reconnaissance : le pari gagnant

La reconnaissance est un levier essentiel des relations au travail, entre l’employeur et ses salariés, ainsi qu’avec le management à tous les niveaux de la hiérarchie. Pas toujours très connu en France, ce levier de motivation est pourtant essentiel. Accordée individuellement ou collectivement, cette reconnaissance peut porter sur de nombreux aspects de la vie de l’entreprise ou du collaborateur :

  • Les résultats obtenus par exemple. Il est courant et pertinent de récompenser une équipe ou un salarié pour l’atteinte de ses objectifs, la réussite d’un projet, etc. C’est sans doute la façon de récompenser qui vient le plus facilement à l’esprit mais ça n’est pas la seule. Récompenser ou reconnaître d’autres aspects du travail peut diversifier l’attention que vous portez à vos salariés en dehors de la seule performance.
  • La personne ou l’équipe en elle-même : ses valeurs, ses qualités humaines et professionnelles, sa bonne humeur dans le cas d’une personne… son organisation, son ambiance ou son esprit d’équipe dans le cas d’un département ou d’une équipe projet. Reconnaître les capacités essentielles d’une personne ou d’un groupe permet d’accorder de l’importance aux individus en tant que tels. C’est un geste d’autant plus apprécié qu’il humanise la structure.
  • Les pratiques du collaborateur ou celles de l’équipe : entraide entre collègues, participation aux temps forts de la société mais aussi capacité à se coordonner de manière transversale avec les autres services sont autant de pratiques dignes d’être relevées et récompensées.
  • L’investissement dans le travail : la créativité et les initiatives ou prises de position sur les missions qui lui sont confiées. C’est la reconnaissance de l’effort fourni, de manière générale. Même un échec – s’il est méritant – peut donner lieu à une reconnaissance du travail fourni.
  • La présence digitale : à l’heure où chaque entreprise se doit d’être présente en ligne, l’action des collaborateurs sur les médias sociaux peut apporter beaucoup ! Que ce soit pour vendre vos produits (social selling) ou incarner le visage de votre entreprise, les efforts d’e-reputation de vos salariés peuvent – s’ils le méritent – donner lieu à une reconnaissance particulière, elle aussi, tout en développant votre image digitale.

Les « preuves » de reconnaissance

Séminaires à l’étranger, team-building originaux… les idées ne manquent pas pour choyer vos collaborateurs méritants et faire ainsi « preuve » de reconnaissance. Moins onéreux, le chèque cadeau reste également un classique indémodable de la reconnaissance, comme le voyage qu’il soit collectif ou individuel. Il permet, ainsi que la carte cadeau, son pendant dématérialisé, de donner des preuves de reconnaissance pour féliciter ou fêter un événement particulier (lié à l’entreprise ou à la période de l’année par exemple).

Toutefois, n’oubliez pas que votre politique de reconnaissance doit être accompagnée (et nous ne parlons pas seulement de respecter la réglementation). Dans ce dernier cas, il est par exemple nécessaire d’accompagner votre budget « chèques cadeaux » d’un environnement propre à optimiser la reconnaissance :

  • Créez un contexte favorable, en réunion individuelle ou d’équipe. Prenez le temps d’expliquer ce que vous récompensez par ce geste (un objectif atteint, une belle vente, un événement… ?)
  • Faite de ce moment un véritable échange. Vos salariés doivent pouvoir s’exprimer à leur tour, évoquer leurs succès et axes d’améliorations.
  • Prolongez la dynamique positive, par exemple en évoquant les prochains projets à venir, les challenges ou objectifs qui attendent l’équipe dans les semaines ou mois à venir.

Et surtout : soyez à l’écoute, sincère et bienveillant, la portée du moment n’en sera que plus forte.

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